Listes d’ingrédients sur les étiquettes alimentaires au Canada : Guide de conformité B2B

Pour les entreprises du secteur de l’alimentation et des boissons, présenter des listes d’ingrédients exactes sur les produits alimentaires ne se limite pas à suivre les règlements de Santé Canada et de l’ACIA. Il s’agit également de démontrer à vos clients votre engagement envers une qualité, une transparence et une sécurité de premier ordre en ce qui concerne vos étiquettes nutritionnelles. Au Canada, l’étiquetage alimentaire est essentiel pour gagner la confiance de vos clients et être clair sur le contenu de vos produits.

Les lignes directrices et les politiques relatives à la liste des ingrédients établies par Santé Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) sont conçues pour maintenir les plus hauts niveaux de salubrité des aliments, garantissant que chaque produit alimentaire est représenté de manière exacte auprès du consommateur. À mesure que nous approfondissons les nuances de la conformité des listes d’ingrédients, il devient clair que cet aspect de l’étiquetage alimentaire constitue une interface critique entre les entreprises alimentaires et le consommateur averti, ce qui en fait un point central pour les meilleures pratiques de l’industrie.

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Table des matières

En bref

  • La plupart des aliments emballés vendus au Canada doivent porter une liste d’ingrédients par ordre décroissant de poids, conformément aux règles de Santé Canada et de l’ACIA énoncées dans la Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur la salubrité des aliments au Canada. Des listes précises aident les fabricants de produits alimentaires à renforcer la confiance des consommateurs.
  • Les ingrédients à base de sucres doivent être regroupés sous la mention « Sucres » et les colorants alimentaires doivent être énumérés par leur nom usuel individuel, offrant ainsi aux consommateurs une vision plus claire de la teneur totale en sucres et des additifs présents dans les aliments vendus sur les tablettes canadiennes.
  • Les allergènes, les sources de gluten et les sulfites ajoutés doivent être déclarés dans la liste des ingrédients ou dans une mention « Contient », le terme « peut contenir » étant réservé aux mises en garde contre la contamination croisée.
  • Les règles de formatage fixent une hauteur de caractères minimale, un contraste de couleurs et une lisibilité afin que les listes d’ingrédients favorisent des choix alimentaires éclairés pour chaque consommateur.
  • Les fabricants de produits alimentaires devraient élaborer des protocoles de vérification interne et utiliser des outils comme Food Label Maker pour maintenir des étiquettes précises et conformes, y compris pour les ingrédients composés et les allégations relatives à la teneur nutritive.

Comprendre les listes d’ingrédients sur les étiquettes alimentaires canadiennes

Définition et but des listes d’ingrédients sur les étiquettes alimentaires

La liste des ingrédients sur une étiquette alimentaire fournit une liste détaillée de chaque ingrédient ou composant contenu dans un produit, énuméré par ordre décroissant de poids, de sorte que l’ingrédient dont le poids est le plus élevé figure en premier.

Lue parallèlement au tableau de la valeur nutritive, elle donne aux consommateurs une image complète d’un produit, depuis ses principaux nutriments jusqu’aux additifs mineurs. Ce niveau de détail est important pour lire les étiquettes alimentaires dans le cadre d’une alimentation saine, particulièrement pour ceux qui surveillent certains nutriments comme les graisses saturées, les graisses trans ou le sodium, ou qui surveillent leur apport en grains entiers et en fibres alimentaires. Elle favorise des choix éclairés et aide à orienter les consommateurs vers des aliments plus nutritifs.

Comment les consommateurs et les entreprises utilisent la liste des ingrédients pour éclairer leurs choix alimentaires

Pour les consommateurs, la liste des ingrédients est un facteur déterminant pour faire des choix éclairés concernant leur alimentation quotidienne. Elle les aide à identifier les allergènes potentiels, à évaluer la valeur nutritionnelle et à juger de la manière dont un produit final s’inscrit dans leurs objectifs, qu’il s’agisse d’éviter un excès de sodium pour des raisons de tension artérielle, de choisir des options faibles en gras ou de comparer d’autres aliments en rayon. Étant donné que les régimes riches en graisses saturées, en sucres et en sodium sont liés à des risques pour la santé tels que les maladies cardiaques et l’hypertension, la liste est l’un des outils les plus clairs dont disposent les consommateurs. Du point de vue de l’entreprise, elle permet aux fabricants de produits alimentaires de démontrer la qualité de la formulation d’un produit et de signaler des bienfaits pour la santé sans les surestimer.

Dans le domaine de l’étiquetage alimentaire, l’exactitude, la clarté et la conformité ne sont pas négociables. Pour les entreprises qui cherchent à naviguer avec succès dans ces eaux, des outils comme Food Label Maker offrent une solution simplifiée et fiable pour créer des étiquettes conformes aux normes de l’ACIA, garantissant que vos produits répondent non seulement aux exigences réglementaires, mais résonnent également avec les valeurs et les besoins des consommateurs d’aujourd’hui.

Exigences actuelles de l’ACIA concernant la liste des ingrédients au Canada

Regroupement des ingrédients à base de sucres sous la mention « Sucres »

L’ACIA exige que les ingrédients à base de sucres soient regroupés sous la mention « Sucres » dans la liste des ingrédients. Les diverses formes, qu’il s’agisse de sucre brun, de sucre de betterave, de sirop de glucose, de concentré de jus de fruits, de sirop d’érable, de nectar d’agave ou de jus de légumes utilisés pour sucrer, sont énumérées collectivement afin que les consommateurs voient d’un coup d’œil comment un aliment contribue à la teneur totale en sucres. L’objectif est de faire ressortir les sources de sucre moins évidentes. Les alcools de sucre (comme le maltitol) et les édulcorants ne doivent pas être regroupés sous la mention « Sucres », et il n’est pas nécessaire de regrouper les ingrédients qui sont clairement visibles, comme les enrobages de yogourt ou les morceaux de fruits surgelés.

vue de dessus de divers types de sucres
Source de l’image

Pour les règles spécifiques aux édulcorants, consultez notre guide d’étiquetage des édulcorants B2B.

Déclaration des colorants alimentaires par leur nom usuel

L’ACIA exige que les colorants alimentaires soient étiquetés par leur nom usuel individuel dans la liste des ingrédients plutôt que sous le terme générique « colorant alimentaire ». Cela s’applique à la plupart des aliments ainsi qu’aux produits laitiers, afin que les consommateurs sachent exactement quel pigment donne sa couleur à un produit. Le même principe de spécificité s’étend aux autres additifs, aidant les listes d’ingrédients à refléter fidèlement ce qui se trouve dans l’aliment final.

Exigences relatives au formatage et à la lisibilité de la liste des ingrédients

Les règles de formatage exigent que les ingrédients figurent par ordre décroissant de poids, les allergènes étant déclarés de manière lisible. La police doit être claire, avec une hauteur de caractères minimale mesurée par rapport à la lettre minuscule « o », et la couleur du texte doit contraster avec le fond. Les polices décoratives qui nuisent à la lisibilité ne sont pas autorisées. Ces règles s’appliquent largement aux aliments emballés et existent pour que les nutriments énumérés et les ingrédients restent lisibles pour chaque consommateur.

Pour les sujets de formatage connexes, consultez nos guides sur la taille des portions de l’ACIA et les règles d’arrondissement.

Comment créer une liste d’ingrédients conforme (étape par étape)

La création d’étiquettes d’ingrédients répondant aux dernières normes établies par l’ACIA et Santé Canada implique un processus détaillé pour assurer la conformité et la sécurité des consommateurs.

Voici un guide étape par étape pour vous aider à naviguer dans ces exigences :

  1. Consulter les règlements actuels : Commencez par vous familiariser avec les plus récentes lignes directrices de l’ACIA et de Santé Canada concernant l’étiquetage des ingrédients. Celles-ci se trouvent sur leurs sites Web officiels et comprennent des précisions sur la taille de la police, le type, la couleur et l’ordre des ingrédients.
  2. Énumérer les ingrédients par ordre décroissant : Les ingrédients doivent être énumérés par poids, du plus important au moins important, de sorte que l’ingrédient qui constitue la plus grande partie du produit figure en premier.
  3. Regrouper les ingrédients à base de sucres : Selon les nouvelles lignes directrices, tous les ingrédients à base de sucres doivent être regroupés dans la liste pour apporter de la clarté sur les sucres ajoutés. Cela aide les consommateurs à comprendre plus facilement la teneur en sucre.
  4. Préciser les colorants alimentaires par leur nom : Au lieu d’utiliser un terme générique comme « colorants alimentaires », énumérez chaque colorant par son nom usuel spécifique pour accroître la transparence.
  5. Mettre en évidence les allergènes : Assurez-vous que les allergènes sont clairement mis en évidence dans la liste des ingrédients pour alerter les consommateurs souffrant d’allergies ou de sensibilités.
  6. Choisir la bonne police et le bon format : Sélectionnez un style de police lisible et assurez-vous que la taille de la police respecte les exigences minimales. La couleur du texte doit contraster avec le fond pour garantir la lisibilité.
  7. Vérifier la conformité aux règles de formatage : Vérifiez que votre étiquette respecte toutes les règles de formatage, y compris l’utilisation de puces ou de virgules pour séparer les ingrédients et l’indication claire des sous-ingrédients.
  8. Utiliser la technologie pour plus de précision : Envisagez de tirer parti de la technologie, comme un logiciel de création d’étiquettes d’ingrédients tel que Food Label Maker, et commencez à partir d’un modèle d’étiquette nutritionnelle conforme de l’ACIA pour réduire les erreurs.
  9. Effectuer une révision finale : Avant de finaliser votre étiquette, effectuez une révision approfondie pour vous assurer que toutes les informations sont exactes et conformes aux règlements en vigueur. Il peut être avantageux de faire réviser vos étiquettes par un expert en réglementation ou un tiers pour une assurance supplémentaire.
  10. Se tenir informé des mises à jour : Les règlements peuvent changer, il est donc important de rester informé de toute mise à jour ou modification des exigences d’étiquetage. Consultez régulièrement les ressources de l’ACIA et de Santé Canada pour obtenir les dernières informations.

En suivant ces étapes, vous pouvez créer des étiquettes d’ingrédients qui non seulement respectent les dernières normes, mais répondent également aux besoins et à la sécurité de vos consommateurs.

Mentions « Contient » et « Peut contenir » améliorées pour la transparence des allergènes

Dans le paysage évolutif de la salubrité des aliments, informer les consommateurs sur les allergènes potentiels dans les produits alimentaires est vital. Il ne s’agit pas seulement d’une exigence réglementaire, mais d’une question de santé et de sécurité pour les personnes allergiques à certains ingrédients. Il incombe à l’entreprise d’informer les consommateurs des allergènes qui pourraient se trouver dans leurs aliments.

Les lignes directrices mises à jour exigent un format normalisé pour déclarer les allergènes, les sources de gluten et les sulfites ajoutés dans les produits alimentaires. Cela implique une mention « Contient » claire et visible suivant la liste des ingrédients, qui nomme spécifiquement ces substances si elles sont présentes dans le produit alimentaire. Ce nouveau format est conçu pour attirer l’œil du consommateur et fournir des informations essentielles d’un coup d’œil, ce qui réduit le risque de réactions allergiques et améliore la salubrité globale des aliments.

Pour protéger davantage la santé des consommateurs et assurer la conformité aux règlements de l’ACIA et de Santé Canada, les entreprises sont encouragées à adopter les meilleures pratiques suivantes pour l’étiquetage des allergènes :

  • Révision et vérification régulières : Révisez régulièrement les formulations des produits et les sources d’ingrédients pour vous assurer que tous les allergènes potentiels sont correctement identifiés et déclarés sur l’étiquette.
  • Police claire et lisible : Utilisez une police claire et lisible pour les mentions « Contient » afin de garantir qu’elles soient facilement lisibles. La taille de la police doit être suffisamment grande pour être remarquée sans effort, et la couleur doit contraster avec le fond de l’étiquette.
  • Contrôles de la contamination croisée : Établissez des contrôles et des procédures stricts pour prévenir la contamination croisée par des allergènes pendant la production. Cela comprend l’utilisation d’équipements dédiés, de lignes de production spécifiques ou de protocoles de nettoyage approfondis entre les cycles de production.
  • Communication avec les consommateurs : Au-delà de l’étiquetage, envisagez d’utiliser d’autres canaux de communication, tels que les sites Web de l’entreprise ou les lignes de service à la clientèle, pour fournir des informations supplémentaires sur les allergènes et répondre aux questions des consommateurs.

Une mention « Contient » est facultative, mais lorsqu’elle est utilisée, elle doit suivre la liste des ingrédients et nommer chaque allergène prioritaire, source de gluten et sulfite ajouté présent dans le produit final. Séparément, une mise en garde préventive « peut contenir » peut être ajoutée pour le risque de contamination croisée involontaire. Les deux aident les consommateurs à faire des choix alimentaires en fonction de leurs allergies. Pour l’ensemble des règles, consultez notre guide d’étiquetage des allergènes.

vue de dessus d’allergènes alimentaires courants incluant : noix, poisson, œufs, gluten.
Source de l’image

En adhérant à ces lignes directrices et meilleures pratiques, les entreprises peuvent contribuer de manière significative à un environnement alimentaire plus sûr, garantissant que les consommateurs souffrant d’allergies ou de sensibilités sont bien informés et protégés. Les mentions « Contient » améliorées ne s’alignent pas seulement sur les normes réglementaires, mais démontrent également l’engagement d’une marque envers la transparence, la qualité et le soin apporté aux consommateurs.

Conseils pratiques pour la conformité B2B

Dans le domaine de la conformité B2B pour les aliments et boissons, la précision et la diligence sont vos meilleures alliées. Voici comment garder une longueur d’avance :

Développement de protocoles internes pour la vérification de la liste des ingrédients

Établissez des lignes directrices internes claires pour réviser et mettre à jour régulièrement les listes d’ingrédients. Cela garantit la cohérence et l’exactitude pour toutes les gammes de produits et fait de la conformité une partie intégrante de vos opérations internes.

3 : Utilisation de logiciels pour vérifier la conformité de la liste des ingrédients

Adoptez des solutions et des outils numériques qui simplifient le processus de conformité. Un logiciel qui automatise la vérification des étiquettes peut faire gagner du temps et réduire les erreurs humaines, facilitant ainsi l’alignement sur les règlements de l’ACIA.

Comment Food Label Maker peut aider à assurer la conformité

Food Label Maker simplifie le processus de création d’étiquettes en mettant à jour automatiquement les formats et le contenu pour répondre aux dernières normes de l’ACIA. C’est une plateforme fiable qui élimine les incertitudes liées à la conformité, vous permettant de vous concentrer sur vos opérations et sur la création d’un excellent produit.

Vous pouvez également confirmer les résultats par rapport à notre aperçu sur la conformité des étiquettes aux règlements du Canada.

Ressources et soutien de l’ACIA pour les entreprises

Profitez de la richesse des ressources fournies par l’ACIA, allant des lignes directrices détaillées aux ateliers et webinaires. Ces ressources sont inestimables pour rester informé et conforme.

Se tenir au courant des changements réglementaires en cours

Les paysages réglementaires sont en constante évolution. Pour les exigences connexes, consultez nos guides sur les allégations santé, les quantités de référence (QR), le règlement sur les aliments supplémentés et l’emballage et l’étiquetage du cannabis.

Se préparer aux futures mises à jour de la liste des ingrédients au Canada

En établissant des protocoles de conformité solides qui s’alignent sur les règlements de l’ACIA et de Santé Canada, les entreprises peuvent s’assurer qu’elles répondent non seulement aux normes actuelles, mais qu’elles sont également prêtes pour tout changement futur. Rester informé et proactif permet une adaptation fluide aux nouvelles exigences, maintenant votre entreprise à l’avant-garde des normes de l’industrie et de la confiance des consommateurs.

Engager le dialogue avec les consommateurs sur l’importance de la transparence des ingrédients renforce votre engagement envers la qualité et la sécurité. À mesure que les règlements évoluent pour refléter de nouvelles connaissances nutritionnelles et les priorités de santé des consommateurs, votre capacité à vous adapter rapidement distinguera votre marque dans une industrie alimentaire compétitive.

Le moyen le plus rapide de mettre cela en pratique est d’utiliser les bons outils. Notre générateur de listes d’ingrédients crée des listes conformes qui respectent le formatage actuel de l’ACIA, le regroupement des sucres et les règles sur les allergènes, afin que vous passiez moins de temps à interpréter les règlements et plus de temps sur votre produit. Explorez nos tarifs pour trouver le plan qui convient à votre catalogue, ou créez un compte pour commencer à créer des étiquettes conformes dès aujourd’hui.

FAQ sur la liste des ingrédients au Canada

1. Comment les ingrédients doivent-ils être ordonnés sur les étiquettes alimentaires canadiennes ?

Les ingrédients doivent être énumérés par ordre décroissant de poids, selon la quantité de chaque ingrédient avant la fabrication de l’aliment, de sorte que l’ingrédient présent en plus grande quantité apparaisse en premier. Cet ordre doit refléter fidèlement la composition de l’aliment final. Les ingrédients composés, c’est-à-dire les ingrédients qui sont eux-mêmes constitués de deux composants ou plus (par exemple, une sauce ou un enrobage de chocolat), peuvent être déclarés de deux façons : nommer l’ingrédient composé suivi de ses composants entre parenthèses, ou énumérer les composants individuels dans la liste principale à leur position correcte selon le poids. Les ingrédients caractérisants, comme les fraises dans un yogourt aux fraises, peuvent également nécessiter une déclaration de pourcentage afin que la liste reflète ce que le produit contient réellement. Les allergènes prioritaires, les sources de gluten et les sulfites ajoutés au sein d’un composant caractérisant doivent toujours être déclarés, même lorsqu’un ingrédient composé serait autrement exempté de détailler ses parties. Pour un guide plus complet, consultez notre guide sur les étiquettes nutritionnelles au Canada.

2. Tous les ingrédients doivent-ils être énumérés pour un produit alimentaire au Canada (y compris les additifs alimentaires) ?

La plupart des aliments emballés contenant plus d’un ingrédient nécessitent une liste d’ingrédients, et les additifs alimentaires doivent généralement être déclarés par leur nom usuel, à moins qu’une exception spécifique ne s’applique. En pratique, cela signifie que des additifs tels que le bicarbonate de sodium, le citrate de sodium ou le glutamate monosodique apparaissent dans la liste comme n’importe quel autre ingrédient. Un nombre limité de produits sont exemptés, notamment certains aliments à ingrédient unique et certains articles préemballés préparés au détail, mais pour la grande majorité des aliments vendus au détail, la liste est obligatoire. La principale exception est le transfert : un additif qui entre par le biais d’un autre ingrédient mais ne remplit aucune fonction dans l’aliment final peut ne pas nécessiter de déclaration distincte. Les allergènes, les sources de gluten et les sulfites à un total de 10 ppm ou plus ne sont jamais exemptés et doivent toujours être déclarés. Notre guide d’étiquetage des allergènes et notre guide d’étiquetage des édulcorants B2B couvrent les cas les plus complexes.

3. Quels règlements canadiens régissent les listes d’ingrédients ?

Les exigences relatives à la liste des ingrédients se retrouvent dans plusieurs instruments. La Loi sur les aliments et drogues et le Règlement sur les aliments et drogues fixent les règles de base pour la composition, les noms usuels et la déclaration des additifs et des allergènes. La Loi sur la salubrité des aliments au Canada et le Règlement sur la salubrité des aliments au Canada ajoutent des exigences liées aux licences, à la traçabilité et à l’étiquetage pour la plupart des aliments vendus au-delà des frontières provinciales ou nationales. Santé Canada établit la politique et les normes, tandis que l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) les applique et publie les documents d’orientation sur lesquels l’industrie s’appuie. Les règles actuelles sur la liste des ingrédients, y compris le regroupement des ingrédients à base de sucres et les colorants alimentaires par nom usuel, proviennent des modifications de 2016 dont la période de transition s’est terminée le 14 décembre 2021, avec une application complète par l’ACIA en place depuis le 15 décembre 2023.

Pour les sources réglementaires, consultez le carrefour réglementaire de l’ACIA.

4. Comment les ingrédients à base de sucres doivent-ils être énumérés sur les étiquettes alimentaires canadiennes ?

Les ingrédients à base de sucres doivent être regroupés dans la liste des ingrédients sous le nom usuel « Sucres », chaque source individuelle étant nommée entre parenthèses immédiatement après. Ainsi, au lieu de disperser le sucre brun, le sucre de betterave, le sirop de glucose, le sirop d’érable, le nectar d’agave et le concentré de jus de fruits dans toute la liste, ils apparaissent ensemble, par exemple sous la forme « Sucres (glucose-fructose, sucre brun, sirop d’érable) ». La position du groupe « Sucres » dans la liste est déterminée par le poids combiné de tous les ingrédients à base de sucres, et les sources à l’intérieur des parenthèses sont énumérées par ordre décroissant de poids. Les alcools de sucre comme le maltitol et les édulcorants ne sont pas regroupés sous la mention « Sucres », et les ingrédients clairement visibles, comme les morceaux de fruits, n’ont pas besoin d’être regroupés. Pour les règles complètes, consultez notre guide de conformité sur l’étiquetage du sucre et notre aperçu des étiquettes nutritionnelles au Canada.

5. Comment fonctionnent les déclarations d’allergènes avec les listes d’ingrédients canadiennes ?

Les allergènes prioritaires, les sources de gluten et les sulfites ajoutés à un total de 10 ppm ou plus doivent être déclarés, et les entreprises peuvent le faire de deux manières. La première consiste à les inclure dans la liste des ingrédients, en nommant la source de l’allergène entre parenthèses après l’ingrédient qui le contient, par exemple « lécithine (soja) ». La seconde consiste à utiliser une mention « Contient » distincte placée immédiatement après la liste des ingrédients. La mention « Contient » est facultative, mais si vous l’utilisez, elle doit inclure chaque allergène prioritaire, source de gluten et sulfite ajouté présent dans le produit, et les noms des sources doivent correspondre à ceux énoncés dans le Règlement sur les aliments et drogues. Une mise en garde préventive « peut contenir » est encore différente : elle est volontaire et utilisée uniquement pour signaler le risque de contamination croisée involontaire, jamais pour remplacer la déclaration d’allergènes qui sont réellement des ingrédients. Notre guide d’étiquetage des allergènes détaille chaque scénario.

6. Les listes d’ingrédients canadiennes doivent-elles être bilingues ?

Oui. La plupart des aliments préemballés vendus au Canada doivent présenter les informations obligatoires de l’étiquette, y compris la liste des ingrédients et toute déclaration d’allergènes, en anglais et en français, et les deux versions doivent porter les mêmes informations. Cette exigence de bilinguisme est l’une des plus grandes différences que rencontrent les fabricants étrangers lors de leur entrée sur le marché canadien, car une étiquette conforme uniquement en anglais n’est pas conforme au Canada. Un ensemble limité de produits peut bénéficier d’exemptions, comme certains aliments locaux, des aliments de spécialité et des aliments d’essai de marché, mais pour la grande majorité des produits de détail, l’étiquetage bilingue est obligatoire. Consultez notre guide de conformité sur l’emballage bilingue pour connaître les exemptions et les détails de formatage.

7. Que sont les ingrédients composés et comment leurs composants doivent-ils être déclarés ?

Un ingrédient composé est un ingrédient qui est lui-même composé de deux ingrédients ou plus, comme une sauce, un mélange d’assaisonnements ou un enrobage de chocolat. Leurs composants peuvent être déclarés de deux façons. Vous pouvez nommer l’ingrédient composé par son nom usuel, puis énumérer ses composants entre parenthèses immédiatement après, par ordre décroissant de poids, ou vous pouvez déclarer les composants individuels directement dans la liste principale des ingrédients à leur position appropriée selon le poids sans nommer l’ingrédient composé lui-même. Certains ingrédients composés qui constituent moins de 5 % de l’aliment final sont exemptés de la déclaration de leurs composants, mais tous les allergènes prioritaires, sources de gluten ou sulfites ajoutés qu’ils contiennent doivent toujours être déclarés, quel que soit ce seuil. Les ingrédients caractérisants, comme les fraises dans un yogourt aux fraises, peuvent également nécessiter une déclaration de pourcentage pour que la liste reflète fidèlement le produit. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur les listes d’ingrédients et le carrefour réglementaire de l’ACIA.

8. La formulation des ingrédients peut-elle affecter les allégations nutritionnelles ou de santé au Canada ?

Oui, et le lien est plus étroit que ce que beaucoup d’entreprises imaginent. La composition de votre produit, qui est exactement ce que reflète la liste des ingrédients, détermine si vous pouvez faire une allégation relative à la teneur nutritive donnée, telle que « faible en gras » ou « source de fibres », ou une allégation de santé concernant l’aliment. Ces allégations sont régies par le Règlement sur les aliments et drogues et les documents d’orientation de l’ACIA, et elles doivent être appuyées par la formulation réelle. Les noms d’ingrédients ou les descripteurs suggérant qu’un produit est « sain », « à grains entiers » ou « faible en gras » doivent être justifiés par la composition et ne doivent pas être trompeurs ; ainsi, la formulation de votre liste d’ingrédients et les allégations sur le devant de l’emballage doivent rester cohérentes. Consultez nos guides sur les allégations santé et les allégations relatives à la densité nutritive.

9. En quoi les règles canadiennes sur la liste des ingrédients diffèrent-elles de celles de la FDA ?

Le Canada et les États-Unis exigent tous deux que les ingrédients soient énumérés par leur nom usuel par ordre décroissant de poids, le principe de base est donc partagé. Les différences résident dans les détails. Le Canada exige un étiquetage bilingue anglais et français, tandis que les États-Unis n’exigent que l’anglais. Le Canada regroupe les ingrédients à base de sucres sous la mention « Sucres » dans la liste, alors que la FDA énumère chaque sucre individuellement et saisit plutôt les sucres ajoutés dans l’étiquette de valeur nutritive via une ligne « Includes Xg Added Sugars ». Concernant les allergènes, le Canada déclare les allergènes prioritaires, les sources de gluten et les sulfites ajoutés soit dans la liste, soit dans une mention « Contient », tandis que les États-Unis reconnaissent 9 allergènes majeurs, incluant le sésame depuis le 1er janvier 2023, déclarés par une mention « Contains » ou entre parenthèses. La terminologie réglementaire et les exemptions diffèrent également selon le marché. Consultez notre guide de la FDA sur la liste des ingrédients et notre guide de la FDA sur la mention des allergènes.

10. Comment les listes d’ingrédients canadiennes se comparent-elles à l’étiquetage des ingrédients et des allergènes alimentaires au Royaume-Uni ?

Le Canada et le Royaume-Uni exigent tous deux une liste complète des ingrédients par ordre décroissant de poids, mais les cadres divergent. Le Canada suit les règles de l’ACIA et de Santé Canada, exige un étiquetage bilingue anglais et français, et regroupe les ingrédients à base de sucres sous la mention « Sucres ». Le Royaume-Uni suit ses règles conservées sur l’information alimentaire appliquées par la Food Standards Agency, exige l’anglais et applique des déclarations de pourcentage QUID pour certains ingrédients. La plus grande différence pratique est la gestion des allergènes : le Royaume-Uni exige que les 14 allergènes réglementés soient mis en évidence au sein même de la liste des ingrédients, par exemple en gras ou en majuscules, plutôt que seulement dans une mention distincte, et la loi Natasha exige une liste complète des ingrédients avec allergènes mis en évidence sur les aliments préemballés pour la vente directe (PPDS) depuis le 1er octobre 2021. Consultez notre guide sur les exigences d’étiquetage des allergènes au Royaume-Uni.